développement personnel : message à ceux qui sont convaincus que ça ne marchera jamais pour eux

Je me mets à votre place.

Je peux comprendre pourquoi vous préférez courir nu dans les ronces plutôt qu’entendre parler de développement personnel.

J’entends ceux qui considèrent qu’il s’agit là d’un ramassis d’élucubrations pour privilégiés confits par le confort.

Si, pour vous, la question est de savoir comment vous nourrir ou comment supporter une journée supplémentaire sans vous effondrer sous la pression, vous n’avez sans doute pas envie d’entendre que la solution est dans votre tête.

Et quand bien même vous accorderiez quelque crédit aux vertus du travail sur soi, vous avez sans doute noté que les principes fondamentaux du développement personnel sont connus depuis longtemps.

Tous ceux qui abordent le sujet – moi le premier – ne font que répéter ces principes en insistant sur ceux qui ont produit une amélioration significative dans leur propre vie.

En effet, les principes immuables du développement personnel sont connus de longue date.

Et pour ceux qui les mettent en oeuvre, leur efficacité se vérifie chaque jour.

Si les principes du développement personnel sont connus, pourquoi les répéter en boucle ?

Avant de répondre à cette question, rappelons quels sont ces principes :

Assumez l’entière responsabilité de ce qui vous arrive

Vous n’êtes pas toujours responsable des événements qui surviennent dans votre quotidien mais vous êtes responsable de votre réaction face à ces événements. Toujours.

Prenez soin de votre corps

Voilà qui devrait se passer de commentaire mais à l’intention des mal comprenants, je précise que vous n’en aurez pas d’autre et qu’il est exclu de croquer la vie avec un organisme qui part à vau-l’eau.

Penchez-vous sur les notions de sommeil, d’alimentation bénéfique et d’exercice physique.

Prenez soin de votre esprit

L’information en continu, la publicité et les divertissements triviaux ne tournent pas votre esprit vers la paix, la clarté ni le dépassement de soi.

Définissez votre propre version du succès

Vous ne pouvez pas atteindre une cible que vous ne voyez pas.

Et vous ne pouvez pas voir une cible qui n’existe pas.

Persévérez

Toute entreprise connaît une phase initiale portée par l’exaltation de la nouveauté.

Vient ensuite une plaine dans laquelle nos efforts semblent ne plus produire d’effets.

Parfois, la plaine indique qu’il faut changer de direction.

Or c’est dans cette plaine que la plupart s’arrête.

Seuls réussissent ceux qui continuent à avancer.

***

Voilà.

Tels sont les principes immuables du développement personnel.

Tous le reste n’est que variation sur le même thème.

Fort bien.

Mais pourquoi, donc, répéter ces principes en boucle ?

Parce que la répétition constitue le socle de tout apprentissage – quel bébé a marché dès la première tentative ?

Et parce qu’un seul mur ne suffit pas toujours à interrompre notre course éperdue vers la foirade.

Bien souvent, plusieurs réveils douloureux sont nécessaires pour que vous et moi prenions le temps de réfléchir à nos choix.

Comment je le sais ?

Ce sont les coups de balai de la dame de ménage qui m’ont tiré de ma torpeur étendu sur les marches devant la discothèque, j’ai ouvert les yeux sur un soleil déjà haut par-dessus les toits.

Avant de me rappeler quel jour on était, j’ai pu constater que je n’avais plus mes lunettes.

Ni ma carte bleue. 

Jeudi.

Il me restait donc moins d’une heure pour parcourir les cinquante kilomètres qui me séparaient de la place d’armes où j’étais censé me tenir bientôt dans un uniforme impeccable, rasé de frais et au garde-à-vous pour saluer la montée du drapeau.

Un peu juste, quand vous voyez net à trente centimètres et que la mère de toutes les gueules de bois vous secoue le chignon.

Que diriez-vous d’un autre cliché de mon noctambulisme d’antan ?

Escale en Crète : la première après quarante-deux jours de mer à bord du porte-avions Charles de Gaulle – à l’occasion, il faudra que je vous parle de l’impact psychologique que peut avoir la restriction de liberté dans un environnement aussi contraignant que celui d’un navire de combat.

Et des appétits qui sont les vôtres, lorsque la porte s’ouvre sur un pays nouveau et que vous avez carte blanche pour quelques jours.

Intérieur nuit, dans l’un des nombreux pubs situés près du port.

Je prends mon temps pour descendre l’escalier de bois menant à la table où m’attendent mes camarades et la énième vodka-RedBull de cette soirée qui a débuté aux environs de quinze heures.

À mi-parcours, solide sur mes appuis, rampe en main, je ferme les yeux.

Qu’il est doux de retrouver la musique, les rires et les chants.

Les tournées générales et la nuit.

Qu’il est simple, en fin de compte, de ne plus penser à demain.

La tenaille glacée qui m’enserre les cuisses me réveille net.

Qu’est-ce que je fabrique ici, manifestement seul, pataugeant dans les flots ?!!

Mes vêtements sont trempés – autant par les vagues que par la copieuse averse qui dévale du ciel. 

À perte de vue : la plage.

La ville n’est plus qu’une lueur au bout du rivage – à une bonne dizaine de kilomètres, pour autant que je puisse en juger dans cette obscurité.

Je suis sorti de l’eau et je me suis mis en marche.

Le temps que je parvienne aux premières rues, le jour s’était levé.

Alors j’ai compris qu’il allait me falloir un moment pour retrouver mon hôtel.

Cet épisode n’a pas suffi à me faire réaliser que le mélange vodka / RedBull provoque chez moi des pertes de mémoire effarantes.

Ni à m’alerter quant à la solidité des murs qui se dressent sur la route du joyeux fêtard.

Il m’a fallu encore un certain nombre de ces nuits d’abandon, de ces amnésies, de ces réveils à l’agonie et de ces factures qui se payent à vie pour qu’enfin j’examine de plus près mon goût pour la java.

Que se passerait-il si, plutôt qu’employer cette belle ardeur à saboter mes forces vitales pour des vertiges de plus en plus onéreux, je consacrais la même énergie à me concocter des lendemains porteurs ?

Et si je rendais service à celui que je serai plus tard, pour changer ?

Voilà la question qui s’est posée, encore et encore, à chaque fois plus insistante, pour qu’enfin j’envisage qu’une autre voie était possible.

Voilà qui m’a incité à cesser de ramer contre le courant.

Lorsque vous cessez de ramer contre le courant, ça va mieux.

Ça va mieux mais ça ne garantit pas pour autant que le courant vous mènera où vous souhaitez aller – ni même qu’il continue à vous faire avancer, d’ailleurs.

Pourtant, les rameurs à contre-courant sont légion.

Parfois, il fatiguent : alors ils lèvent les rames et contemplent le paysage qui défile en croisant les doigts dans l’espoir que le hasard leur évite les écueils et les mène à bon port.

Certains ignorent même que l’embarcation est livrée avec des rames. Ils s’estiment déjà bien heureux de flotter.

Et de temps à autres, on en voit quelques uns filer sur l’onde à vive allure, tout sourire.

Ceux-là utilisent le courant à leur avantage.

Ils vont vite car leurs coups de rames sont amplifiés par cette force sous la surface quand ce n’est pas le vent qui carrément gonfle leurs voiles sorties on ne sait d’où !

Mais ce qui leur donne le sourire, en vérité, c’est qu’ils savent où ils vont : ils utilisent une boussole et manipulent le gouvernail.

C’est ça, le développement personnel.

La boussole et le mode d’emploi du gouvernail.

Assortis d’une invitation à utiliser les rames voire, pour ceux qui ont la chance d’avoir une embarcation si bien équipée, à déployer leurs voiles.

Allégorie sur le thème du développement personnel via l'image de la navigation à la voile.

Aide-toi et le ciel t’aidera

Nombreux sont ceux qui s’en remettent à Dieu pour parvenir à bon port.

Ça se défend.

Je le défends.

Mais que cela ne nous interdise pas de faire notre part du job.

Laissons Dieu s’occuper du vent et des courants et concentrons-nous sur la navigation.

Aidons-nous.

Et lorsqu’Il nous adresse l’un de ses messages à caractère informatif, lorsque surgit un signe, un heureux hasard, une troublante coïncidence, une aide inespérée, lorsque s’alignent les astres, prière d’en tenir compte.

Lorsque votre intuition vous invite à faire un pas dans une direction nouvelle, passez à l’action.

Si les principes du développement personnel sont connus et répétés, pourquoi ne sont-ils pas mis en application par le plus grand nombre ?

Parce que, comme le dit Shakespeare, Readiness is all.

Ce qui peut se traduire par tout est question d’être prêt – ce n’est plus du Shakespeare mais le sens est préservé.

Dans le cas qui nous intéresse, cela signifie que les principes du développement personnel ne peuvent parler qu’à ceux qui sont prêts à les entendre.

Car personne ne change de cap avant d’être prêt à entendre le message.

Et parmi ceux qui l’entendent, rares sont ceux qui agissent en conséquence.

Il ne s’agit pas d’un jugement de valeur, mais d’un constat.

Combien, dans votre entourage, avancent dans la direction de leur choix ?

Combien dérivent au gré des courants ?

Et vous-même ?

Assumez-vous l’entière responsabilité de ce qui vous arrive ?

Prenez-vous soin de votre corps ?

Montez-vous la garde à la porte de votre esprit ?

Vous êtes-vous fixé un objectif ?

Consacrez-vous votre énergie à l’accomplissement de cet objectif ?

Si vous avez répondu oui à chacune de ces questions, vous faites partie d’une catégorie restreinte d’individus.

Même si vous n’avez pas répondu oui à chacune de ces questions mais que vous êtes ouvert à la notion que vous pouvez mieux faire et que vous cherchez comment mieux faire, là aussi vous êtes une exception.

Car dériver au gré des courants est la norme.

Voilà pourquoi je vous raconte ces histoires.

Parce qu’il ma fallu entendre le même message à mille reprises pour enfin réagir.

L’expérience, avec la force de persuasion qui la caractérise, m’a montré le prix à payer lorsqu’on s’entête dans la mauvaise direction.

Si le fait de partager avec vous mes tribulations vous permet d’éviter ces écueils, si le fait de vous inciter à écouter votre intuition et mettre en pratique les principes fondamentaux du développement personnel vous apporte le moindre bénéfice, alors bingo.

Ceci étant, je suis conscient que parmi ceux qui me lisent, seuls quelques-uns seront touchés.

Et que l’émotion qu’ils ressentent à la lecture de ces lignes s’estompera peu après.

C’est naturel.

Ce qui est naturel, également, c’est d’envisager de nouvelles perspective à force d’entendre, encore et encore, qu’une autre voie est possible.

Voilà comment le développement personnel nous aide à approcher de nos limites.

Non pas les limites de nos savoir-faire.

Ni celles de nos connaissances.

Ni celles de nos capacités physiques.

Mais les limites imposées par nos conditionnements : ces histoires que nous acceptons comme une réalité immuable alors qu’elles étouffent ce qu’on a dans les tripes.

Ces histoires qui nous empêchent de nous exposer.

Ces histoires qui nous empêchent de partager ce qui nous tient à coeur.

Ces histoires qui nous empêchent d’exprimer notre talent naturel, de lui donner une chance, de dire regardez ce que j’ai fait.

S’il aspire à être en paix avec lui-même, le musicien doit jouer de la musique, le peintre doit peindre, le poète doit écrire.

Ce qu’un homme peut être, il doit l’être.

Abraham Maslow


Si vous êtes prêt, c’est à vous de jouer.

Et pour info, c’est toujours à vous de jouer.

Force et Lumière

Emmanuel

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