Neuf raisons de passer à l’action

Pourquoi passer à l’action ?

Par ce que si le succès était une question d’accès à l’information, les rues seraient pleines de millionnaires avec un corps parfait.

En effet, aujourd’hui, quelle que soit votre intention, les modes d’emploi pullulent – songez qu’au siècle dernier, un chef d’état n’avait pas accès au dixième du savoir qui s’offre à chacun de nous.

Mais si l’information est devenue vertigineusement abondante, la volonté d’agir, elle, demeure rare.

D’autant plus rare, à vrai dire.

Car cette masse d’information à portée de doigts et la quantité d’options qu’elle nous offre ont un effet anesthésiant.

La prolifération des options provoque chez nous une inhibition de l’action.

Or ce qui était vrai au siècle dernier l’est toujours aujourd’hui : ce ne sont pas les bonnes idées qui sont récompensées.

C’est leur exécution.

Voici donc neuf raisons de passer à l’action.

1. L’action est moins chère que la planification.

Devinez grâce à quoi, en 1903, les frères Wright ont devancé les grandes corporations engagées dans la course au premier vol de l’histoire ?

Grâce à l’action.

Ils fabriquaient un avion, tentaient de le faire voler, le regardaient percuter le sol, bricolaient une amélioration et retentaient de l’arracher à la gravité dans la foulée.

Contraints de composer avec un budget serré, les frères Wright procédaient aussi souvent que possible à de légers ajustements – peu chers – sur les prototypes qu’ils testaient les uns après les autres.

De leur côté, les grandes corporations disposaient de budgets qui leur permettaient d’engager de longues phases de recherche & développement après chaque tentative. Elles consacraient bien plus de temps et d’argent à chaque nouveau prototype.

À tel point que les frères Wright parvinrent à effectuer une centaine de vols d’essai alors que leurs riches compétiteurs n’en totalisaient qu’une poignée.

Chaque tentative délivrant de précieux enseignements, ceux qui échouèrent le plus souvent furent ceux qui firent le plus de progrès.

Les frères Wright échouèrent le plus souvent.

Jusqu’à écrire la légende en réussissant le premier vol de l’histoire.

Or ce qui est vrai pour les pionniers de l’aviation l’est également pour chacun de nous : la pratique enseigne davantage que la théorie.

Dès lors, il convient de tester ses idées dans le monde réel aussi souvent que possible tout en prenant soin de réduire au minimum leur coût en temps, en énergie et en argent.

Ne vous éternisez pas sur la phase de planification.

Qu’en dit Mike Tyson ?

“Tous les boxeurs que j’ai affrontés avaient un plan, en montant sur le ring. Jusqu’à ce qu’ils reçoivent mon poing dans la bouche.”

Ainsi, plutôt que perdre plusieurs heures à comparer les mérites théoriques d’un régime vis-à-vis d’un autre, testez ces deux régimes pendant quelques semaines et tirez-en vos propres conclusions.

Même chose pour votre programme d’entraînement sportif.

La seule façon de savoir si votre corps réagira aussi bien que le promet la brochure, c’est de choisir un programme et de lui donner sa chance.

Dans les deux cas, vous aurez suivi un régime et tenté une nouvelle routine d’entraînement.

Même si ni l’un ni l’autre ne tiennent leurs promesses, vous aurez surveillé votre alimentation et fait du sport, ce qui s’avèrera bien plus bénéfique que si vous aviez consacré le même temps à en discuter sur un forum.

2. L’action autorise l’émergence

Le fait d’agir crée des possibilités qui n’existaient pas auparavant.

Imaginons que vous envisagiez d’aller travailler dans un pays étranger.

Vous pouvez mener toutes les études de marché imaginables, interviewer le maximum d’expatriés et peser autant de pour et de contre que possible, vous aurez procédé à cet examen depuis le point fixe qui est le vôtre, aujourd’hui, chez vous.

Depuis ce point fixe, vous ne pouvez pas percevoir certaines possibilités qui n’émergeront que si vous vous rendez sur place.

Vos études préliminaires ne peuvent en aucun cas prévoir la conversation que vous pourriez avoir en sortant de l’avion avec ce sympathique chauffeur de taxi qui décide de vous mettre en contact avec un français arrivé dix ans plus tôt, lequel vous ouvrira les bonnes portes pour lancer votre nouvelle activité.

Dans le même ordre d’idées, lorsque j’ai consacré un article au Bitcoin, ma perspective était de partager mon enthousiasme pour ce moyen de paiement qui permet de s’affranchir des banques et, dans l’idéal, de gagner quelques euros grâce aux liens affiliés que j’ai intégrés dans l’article vers la plateforme de vente Coinbase.

Je n’ai pas encore gagné le moindre euro grâce à ces liens.

En revanche, l’article m’a permis d’engager la conversation avec un duo d’entrepreneurs, laquelle m’a conduit à les accompagner dans plusieurs pays d’Asie, d’Europe, au Moyen Orient et aux Etats Unis pour le lancement de leur crypto-monnaie.

Au moment où je rédigeais l’article, la perspective de cette aventure professionnelle et de ces voyages autour du monde était inenvisageable.

L’action d’écrire cet article les a rendus possibles.

Acceptez le fait que vos actions ne porteront pas nécessairement les fruits que vous attendez.

Mais attendez-vous également à récolter des fruits fous, dont vous ignorez jusqu’à l’existence au moment où vous décidez d’agir.

Sylvain Sarrail, Oasis concept 2, Art Station. Action.
3. Mieux vaut une action bancale que pas d’action du tout

Pour toute action, le prix à payer est frontal.

Vous savez dores et déjà combien de temps, d’effort et de sacrifices réclame a minima cette action.

Vous mesurez d’office la peine encourue si cette action se solde par un échec, de sorte qu’il est facile d’y renoncer, compte-tenu du prix affiché.

À l’inverse, l’inaction paraît gratuite.

En tous cas, ses conséquences ne sont ni directes ni exorbitantes, en apparence.

En apparence seulement.

En réalité, le coût de l’inaction s’avère plus sournois mais il n’en est pas moins réel car, que vous décidiez d’agir ou non, vous n’échapperez pas à l’inconfort

Dans l’action, vous choisissez une forme d’inconfort direct mais qui peut produire des conséquences aussi bénéfiques qu’inattendues.

Dans l’inaction, vous serez tôt au tard confronté à une autre forme d’inconfort, plus lente à s’installer mais non moins réelle.

L’inconfort des opportunités ratées, par exemple, qui vous prive d’évoluer.

L’inconfort des regrets, également.

Lorsque vous décidez de faire quelque chose, même s’il s’avère au bout du compte que l’idée n’était pas si bonne, au moins vous en avez le coeur net : vous voilà plus riche d’une expérience et de son lot d’enseignements.

Lorsque vous décidez de ne pas faire cette même chose, vous vous condamnez à vous demander, pour le reste de vos jours, ce que cette action aurait pu déclencher.

En bref, nous avons le choix : nous user ou rouiller.

Dans le premier cas, nous prenons le risque de récolter des cicatrices mais nous avons la garantie de nous enrichir.

Dans le second cas, nous devenons statiques.

Nous nous privons d’opportunités de croissance.

Plutôt que provoquer les événements, nous les subissons.

Car ne pas agir revient à fermer la porte à un vaste champ de possibilités.

Ne pas agir revient à laisser la peur de l’inconnu prendre le pas sur la possibilité d’une aventure.

Que devient le Seigneur des Anneaux si Bilbo refuse de suivre Gandalf et les Nains ?

Que devient Matrix si Neo refuse la pilule rouge ?

Qu’allez-vous vivre de palpitant si vous refusez de vous éloigner du canapé ?

4. La motivation suit l’action

Neuf fois sur dix, lorsque je décide d’écrire un article, je n’ai pas grand-chose de plus qu’un titre – dans le meilleur des cas, j’ai un titre et une première phrase.

Or le fait de me forcer à empoigner un clavier pour écrire ce titre suffit à déclencher la dynamique qui appelle les milliers de mots suivants.

Ca marche à tous les coups.

Vu du canapé, je n’ai qu’un titre.

Mais si je laisse l’action produire sa magie, je me retrouve avec un article.

Ceci étant, plus j’avance en âge, plus la tentation est grande d’écouter les mille excuses qui surgissent à coup sûr dès qu’il s’agit de fournir un effort.

Par bonheur, l’expérience m’a montré à maintes reprises que tout ce qui a un minimum de saveur se trouve de l’autre côté de cet effort.

Et que seul le premier pas coûte.

Mais si vous attendez l’inspiration pour faire ce premier pas, vous prenez le problème à l’envers.

L’action n’est pas uniquement la conséquence de la motivation : elle en est également la cause.

La plupart du temps, nous n’agissons que si nous sommes suffisamment motivés.

Et pour être suffisamment motivés, il nous faut une émotion suffisamment forte.

Exemple : à la dernière minute, l’étudiant se met à réviser son examen par peur des conséquences.

Or le problème avec cette approche, c’est que bien souvent les émotions requises pour déclencher l’action sont des émotions négatives, donc de même nature que celles qui nous empêchent d’agir.

Ainsi, prenons le cas d’une personne qui se sent mal dans sa peau à cause de son surpoids : le fait d’aller faire du sport l’oblige à s’exposer. De sorte que la peur d’être jugée la motive à agir, mais la même peur l’empêche également d’agir.

Pour sortir de cette logique de “j’agirai quand je serai inspiré”, il convient d’agir par défaut.

En effet, le simple fait d’agir provoque automatiquement une réaction de satisfaction qui nous incite à agir davantage.

Aussi longtemps qu’on attend l’inspiration pour agir, on demeure passif – contrarié de ne pas être davantage inspiré.

Au contraire, lorsqu’on agit avant d’être motivé, on augmente d’autant le débit de la source de motivation.

Là aussi, ça marche à tous les coups.

D’ailleurs, agir est un remède particulièrement efficace à l’anxiété.

Imaginez que par quelque revers du sort, vous soyez soudain fauché comme les blés.

Plus un euro en vue.

L’anxiété pointe son vilain nez et demande comment vous allez régler les factures.

Vous avez alors deux options : rester les bras ballants à contempler l’évolution de votre ulcère ou bien agir.

Agissez.

Faites vos comptes.

Traquez chaque dépense en quête du moindre euro à économiser.

Le simple fait d’établir un état des lieux honnête de votre situation va vous apaiser.

Ensuite, empoignez le téléphone et négociez à la baisse le prix de chacun de vos abonnements (téléphone mobile, accès internet, assurances diverses, etc.) au prétexte que vous êtes client de longue date et en évoquant les offres alléchantes de la concurrence.

Une fois par an, je me livre à cet exercice – et cette année, une fois encore, la moisson s’est avérée riche : j’avais un abonnement mobile chez un opérateur, un accès TV + internet chez un autre et un abonnement Netflix que je payais plein tarif.

En un coup de téléphone, j’ai regroupé mes abonnements mobile, TV + internet chez un seul opérateur.

Bénéfice net : le coût total de mes abonnements a été divisé par deux et en offre de bienvenue, l’opérateur m’a offert douze mois d’abonnement à Netflix.

Soit plusieurs centaines d’euros économisées en un coup de fil de vingt minutes.

Si vous êtes fauché comme les blés, agissez : vous n’êtes peut-être pas en mesure d’augmenter vos revenus dans l’immédiat, en revanche vous pouvez réduire vos dépenses de façon significative et instantanée en passant à l’action.

Et je suis prêt à parier que la satisfaction que vous ressentirez en ayant réalisé cette économie instantanée va vous inciter à trouver une façon de générer des revenus supplémentaires.

Ce qui est vrai pour un soucis d’ordre financier l’est pour tous les soucis.

Agissez.

Avec les moyens du bord.

Même si cette action paraît dérisoire face à l’étendue de votre problème, le fait d’y faire face va vous libérer d’un peu de pression et vous montrer dans quelle direction concentrer vos efforts pour améliorer encore, peu à peu, la situation.

Il s’agit de la technique de la contrainte minimale.

Cette technique fonctionne aussi bien pour vous tirer d’un mauvais pas que pour avancer vers vos objectifs.

Le principe est simple : agissez à minima.

Plutôt que chercher à fournir un effort considérable lequel, par définition, n’est pas tenable sur la durée, fournissez le plus petit effort possible, aussi souvent que possible.

La satisfaction et le regain de confiance que vous apporte cet effort, aussi petit soit-il, constituent des moteurs fiables, qui peuvent vous conduire loin.

5. L’action est une réponse existentielle

Assez tôt, j’ai atteins un niveau quasi professionnel en matière d’interrogation existentielle.

“Quel est le sens de la vie ?”

Après avoir écouté avec la plus grande attention les réponses offertes par les dogmes religieux, les philosophies dominantes et les théoriciens de tous bords, après être allé cherché des réponses définitives derrière les vertiges les plus intenses et y avoir trouvé davantage de questions, je suis parvenu à la conclusion que personne ne détient de vérité universelle.

Je n’ai pas encore trouvé de mode d’emploi assez solide pour être suivi par tous, en tous lieux et en tous temps.

Nonobstant, j’ai observé chemin faisant que nos pensées déterminent nos actions et qu’ensemble, elles façonnent notre réalité.

Et que la meilleure (la seule ?) façon de créer la réalité qui nous convienne est d’effectuer autant de pas que possible dans sa direction en demeurant conscient du miracle que constitue chaque instant de vie sur terre.

Pour un rappel à la sublime absurdité de notre existence, à notre insignifiance et notre grandeur, je vous invite à regarder Samsara, qui a requis cinq années de tournage à travers vingt-cinq pays.

La bande annonce :

Le film : 

6. L’action engendre le courage

Le courage n’est pas ce trait que vous possédez déjà et qui vous rend valeureux lorsque débutent les temps difficiles.

Le courage est ce que vous acquérez en affrontant les temps difficiles et en réalisant qu’ils ne l’étaient pas tant, après tout.

Malcolm Gladwell, David et Goliath

Dans l’Armée de l’Air, l’épreuve éliminatoire qui cloture la période d’instruction militaire et conditionne l’obtention de vos galons d’officier est une marche de cinquante kilomètres en treillis, rangers, casque lourd et avec un sac de onze kilos sur le dos – l’équivalent d’un bon pack d’eau minérale.

En tous cas, c’est l’épreuve finale que mes camarades Élèves Officiers et moi avons subie à l’époque où le service militaire était obligatoire.

Les marches les plus longues que nous avions effectuées jusqu’alors étaient de vingt kilomètres – fraîchement titulaire du baccalauréat, j’ignorais que le corps humain pouvait fournir de tels efforts. Le mien, en tous cas.

Cinquante kilomètres – soit plus du double de la pire épreuve que j’ai traversée – c’était même pas la peine, si vous m’aviez demandé mon avis.

Mais comme souvent à l’Armée, on ne m’a pas demandé mon avis.

On nous a déposés, mes camarades et moi, à cinquante kilomètres de notre dortoir tandis que la nuit tombait.

Puis on nous a expliqué qu’on pouvait rentrer à notre rythme mais que le réveil sonnerait à 05h45, comme chaque matin, pour attaquer une nouvelle journée d’instruction.

Après deux mois d’initiation à la vie de soldat durant lesquels chaque nuit fut consacrée à une nouvelle activité de plein air, mes camarades et moi étions dans un état avancé de privation de sommeil – quelque jours avant la fatidique marche de cinquante, je m’étais assoupi debout, au garde-à-vous, pendant la cérémonie des couleurs – je fus tiré de ma rêverie par le coup de fusil qui accompagne la montée du drapeau.

Bref, la perspective de ne pas dormir au moins une poignée d’heures cette nuit-là était trop douloureuse.

De sorte que non seulement mes camarades et moi avons parcouru ces cinquante kilomètres à pied, mais nous les avons parcourus en nous dépêchant, par-dessus le marché.

Moi qui vous parle, j’ai quasiment couru pendant cinquante kilomètres chaussé de rangers, coiffé d’un casque lourd (fort bien nommé), avec un sac de onze kilos sur le dos et, pour certaines portions, un deuxième sac sur le ventre afin de soulager un camarade à la peine.

J’étais persuadé d’en être incapable.

Mais entre autres leçons bien senties, le métier des armes m’a enseigné que lorsqu’on se dit qu’on n’en peut plus, on n’a en réalité même pas exploité la moitié de ses ressources : il s’agit d’un astucieux mécanisme psychologique mis en place par notre organisme pour préserver son énergie.

Ne croyez pas vos propres excuses : quand y’en a plus, y’en a encore plus de la moitié.

Douleur et fatigue sont des fake news.

Mais la seule façon de savoir ce que vous avez dans le sac, c’est de passer à l’action.

7. Les explications viennent après l’action

Parmi les erreurs de jugement qui émaillent nos prise de décisions se trouve le sophisme narratif, lequel consiste à fournir des explications pour justifier une action alors qu’en réalité, cette action n’a aucun lien avec l’histoire que nous élaborons après coup.

La neuroscience a montré que pour effectuer une action aussi simple qu’appuyer sur un bouton, l’activation des neurones responsables de cette action peut être mesurée bien avant que nous en prenions conscience.

En bref : sur le plan physiologique, l’action précède souvent la réflexion.

Or notre tendance à vouloir rattacher nos comportements à l’image que nous avons de nous-même peut nous empêcher de passer à l’action alors même que cette action nous serait bénéfique.

Ainsi, pendant plusieurs années, je me suis raconté que j’étais trop accroc à la cigarette pour essayer d’arrêter. Après deux décennies à un paquet par jour et lorsque la Ventoline a fini par perdre toute efficacité pour enrayer mes crises d’asthme quotidiennes, j’ai été contraint de réviser ma confortable histoire et d’au moins essayer d’arrêter de fumer.

J’y suis parvenu grâce à la méthode simple pour en finir avec la cigarette, d’Allen Carr

Aujourd’hui, voilà plus de dix ans que je n’ai pas touché à une cigarette – je ne suis pas sorti du sable pour autant car la nicotine m’a rattrapé l’an dernier par la vapoteuse, mais jusqu’à preuve du contraire, c’est moins pire.

Pour éviter de tomber dans le piège du sophisme narratif et donc cesser de fermer la porte aux expériences sous des prétextes imaginaires, il convient de favoriser l’expérimentation plutôt que croire nos a priori.

Il convient d’envisager que les jolies histoires que nous racontons pour justifier nos comportements sont probablement fausses et que la seule façon d’en avoir le coeur net est de passer à l’action.

De la même façon que le courage survient lorsque vous traversez l’épreuve, le fait d’agir vous débarrasse des confortables fables qui vous enferment dans une version timorée de vous-même.

8. L’action est plus forte que les probabilités

Quelles étaient les probabilités de réussite de la mission Apollo 11 ?

Neil Armstrong : “je pense que nous avions 90% de chances de retourner sains et saufs sur Terre à l’issue de ce vol, mais seulement 50% de chances de nous poser sur la Lune lors de cette première tentative.”

Compte tenu du nombre de variables à prendre en compte pour prédire avec exactitude la probabilité qu’un événement réussisse ou non et sachant que rares sont ceux qui disposent de la puissance de calcul de la Nasa pour estimer leurs chances de réussite, on peut considérer que fonder son action sur la probabilité est vain.

En d’autres termes : si vous agissez, les probabilités de réussite peuvent paraître faibles mais la réussite demeure possible.

En outre, si vous agissez mais que vous n’atteignez pas votre objectif, vous progressez malgré tout – visez la lune : si vous la ratez, vous êtes quand même allé dans l’espace.

En revanche, sans action, les probabilités de réussite sont nulles. Vous êtes certain d’échouer.

Alors, Neil, tu veux faire quoi quand tu seras grand ?

9. L’action rend humble

La critique est aisée.

L’art difficile.

Voilà pourquoi on n’a jamais érigé de statue à un critique.

Passer à l’action vous contraint à descendre du piedestal depuis lequel l’action des autres vous paraissait si aisément discutable : une fois rendu à leur niveau avec, comme eux, les mains dans le cambouis, faire des phrases ne suffit plus.

Il vous faut alors présenter votre travail et vous exposer, à votre tour, à la critique de ceux qui commentent depuis les hauteurs de la théorie.

Alors vous réalisez que seul compte l’avis de ceux qui ont déjà arpenté le chemin avant vous.

Quel que soit votre objectif, n’écoutez que ceux qui l’ont déjà atteint – aussi bruyants et nombreux soient-ils, les autres n’ont pas voix au chapitre.

Écoutez exclusivement le conseil de ceux qui ont déjà atteint l’objectif que vous poursuivez car ce conseil est fondé sur l’expérience.

Mais n’oubliez pas que votre trajectoire vers le même sommet sera unique car vos circonstances sont uniques et que vous êtes unique.

Écoutez attentivement le conseil de ceux qui vous ont précédé mais au bout du compte, laissez votre propre expérience vous guider.

Comment passer à l’action ?

En utilisant une stratégie d’une efficacité considérable : l’accessibilité.

Egalement connue comme La Voie de La Moindre Résistance, l’accessibilité consiste à agir avec les moyens du bord.

Regardez autour de vous : il est fort probable que votre situation actuelle soit la conséquence de décisions que vous avez prises compte-tenu de ce qui vous était accessible.

Le lieu où vous vivez.

La personne qui partage votre existence.

Votre cercle de fréquentations.

Votre emploi.

Ce que vous mangez chaque jour.

Etc.

Si vous avez des rêves grandioses, l’accessibilité peut vous paraître une approche paresseuse.

Comment vais-je devenir champion du monde d’échecs si je ne joue pas contre les meilleurs ?

Certes.

Il n’empêche que le premier pas à effectuer dans cette direction consiste à jouer aux échecs aussi souvent que possible, contre un logiciel ou en ligne, contre d’autres amateurs, jusqu’à ce que votre niveau vous permette de participer à des compétitions d’envergure.

Certains parviennent à se fixer des objectifs particulièrement ambitieux et à les atteindre en fournissant des efforts titanesques.

Mais pour la plupart d’entre nous, avancer à notre rythme et avec les moyens du bord s’avère plus efficace. On évite ainsi de se décourager car on enclenche une dynamique tenable sur la durée.

Et à force de petites actions répétées aussi souvent que possible, arrive le jour où notre rêve grandiose s’est considérablement rapproché.

La stratégie de l’accessibilité privilégie la mise en place de systèmes plutôt que la poursuite d’objectifs.

Car les individus qui sont tendus vers l’atteinte d’un objectif vivent dans un état d’échec continu tant qu’ils ne connaissent pas le succès et dans un état d’échec permanent si leur objectif leur échappe.

En revanche, ceux qui mettent en place un système réussissent chaque fois qu’ils appliquent ce système, du simple fait qu’ils ont fait ce qu’ils avaient décidé de faire.

L’idée est d’éviter de se décourager.

Lorsque vous poursuivez un objectif, l’ombre du découragement suit chacun de vos pas.

Lorsque vous appliquez un système, le ratage du jour est effacé par la bonne action du lendemain.

Plutôt que chercher à perdre 20 kilos en 6 mois, prenez l’habitude de remplacer votre crème glacée quotidienne par une pomme.

Plutôt que chercher à gagner une somme fixe avant la fin de l’année, engagez-vous à créer une nouvelle source de revenus en faisant connaître l’un de vos savoir-faire.

Concentrez vos efforts sur ce que vous pouvez faire ici et maintenant.

Intégrez ces systèmes à votre quotidien et laissez l’action produire sa magie.

Plutôt qu’attendre de récolter les fruits de vos actions pour vous réjouir, félicitez-vous à chaque fois que vous passez à l’action.

Force et Lumière,

Emmanuel

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